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MessagePosté le: Jeu 18 Fév - 21:00 (2010)    Sujet du message: Nouvelle Noire. Répondre en citant

Bon j'étais pas à mon top niveau non plus, mais faut pas que ça gache le plaisir. La nouvelle vient dans les mess suivants ^.^
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Dernière édition par Arcturius le Mer 3 Mar - 21:41 (2010); édité 1 fois
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MessagePosté le: Jeu 18 Fév - 21:00 (2010)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Jeu 18 Fév - 21:03 (2010)    Sujet du message: Nouvelle Noire. Répondre en citant

J’ouvre un œil. Pénible effort. Je le referme. Pas moyen que je bouge. Trop de lumière, dehors. J’ai un drôle de gout dans la bouche.
J’ai horreur des réveils en catastrophe. Oui, je déteste ça. Et en plus, ça sent bizarre… C’est quoi, ça ? Je tâte un peu ; c’est dur, c’est froid. Ma main se serre convulsivement. Une détonation retentit, puis un bruit de verre brisé. Et merdre. Ma fenêtre. C’était la crosse d’un flingue. Posé sur ma table.
Et l’odeur, on dirait du thé. Mais froid.

Allez !
Oh. Quel choc. J’ai le nez dans une tasse. De thé. Froid. Je me jette en arrière, tête renversée, et j’observe le plafond, presque avec intérêt. J’ai l’impression d’être rouillé. Ça craque. J’ai mal. Je me redresse, je m’étire, frotte mes yeux embués.
Mon bureau est un vrai bor… Un vrai bo… Un vrai bozar. De la paperasse partout. Les croquis, les textes et les dossiers d’affaires classées envahissent l’espace, jonchent le sol et ensevelissent mon matériel informatique, lequel a surement tourné toute la nuit. Çà et là trainent des tasses de thé vides et quelques armes.
Contemplez le royaume de l’entropie : mon domaine.

Sur mon écran clignote une jolie petite icône.
Je porte la main à mon menton mal rasé. Une mèche sombre me tombe dans les yeux. Je l’écarte. Faudrait peut-être que je me lave. Pas envie. On verra ça la semaine prochaine.
Où l’ai-je donc mise… Je fouille au hasard dans le tas de feuilles pour trouver… ma souris. Toujours cette sale manie. Se cache n’importe où.

Alors, voyons ce mail.
Cool, une carte de vœux animée pour la nouvelle année. Avec un mois et demi de retard. C’est ma sœur.
C’est quoi ces pièces jointes ?
Ah ? Quelqu’un est mort. Normal, vous allez me dire : une personne meurt chaque seconde. Mais des gens, retrouvés morts au milieu de l’autoroute, provoquant un énorme embouteillage, c’est moins courant. On envisagerait un meurtre. Ouais, quand on voit le couteau planté dans son dos, aussi… Merci pour la photo en pièce jointe. En bonus, le dossier de la victime. Oh. C’était pas Candy, ce type. Evidemment, la police sèche et, évidemment madame la Commissaire ne souhaite pas qu’on prenne son nouveau petit copain - chargé de l’affaire - pour un incompétent. Alors, elle appelle son frangin pour sauver la mise du - peut-être - futur beau-frère. C’est juste la troisième fois en quinze jours. Vous vous dites : « c’est son gagne pain, ce type ! ». Parce que vous croyez vraiment que ma sœur va me payer ?

Parfois, je me pose des questions. Bon, c’est rare, mais… Par exemple : sur cette tendance qu’ont les humains à éliminer leurs congénères gênants. C’est dans la nature, peut-être ! Mais peu d’animaux préméditent durant six mois. Cela dit, les hommes ont aussi des bons côtés. L’Art, et Pacman, par exemple... Tiens, un second mail vient d’arriver, on m’annonce deux nouveaux clients pour le fossoyeur. Cool.

Click, photos. Reclick, dossiers Houlà! On dirait bien qu’ils n’étaient pas fans de la légalité, ces mecs. Entre trente et cinquante ans, biens portants, sans tendances suicidaires. Remarquez, pour le premier, difficile de s’auto-poignarder entre les omoplates… Enfin, je n’ai jamais essayé.
Meurtriers eux-mêmes ? En tous cas rien qui n’aie permis de les condamner. Pas de lien entre eux. Enfin… à première vue…
Bien entendu, les suspects sont aux abonnés absents… Quoique… Le syndicat du crime ou la mafia locale…? Plausible.

Allez.
Où ai-je donc posé mes clefs ? Peut-être… Non. Introuvables ! Comme d’habitude. Aïe ! Et Merdre !
Par terre. Me voilà par terre, à me frotter le pied gauche. Bien sûr, dans un tel capharnaüm, se déplacer pieds nus relève de la psychiatrie ; mais… Eh ! C’est mes clefs ! J’ai marché sur mes clefs. Bon, un problème de moins. Un dernier coup d’œil à l’écran pour localiser les victimes…D’abord l’embouteillage sur l’autoroute, après une ruelle en ville ; pour finir, une petite balade à la campagne.
On y va.
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MessagePosté le: Jeu 18 Fév - 21:04 (2010)    Sujet du message: Nouvelle Noire. Répondre en citant

Mon moteur tousse. Chez certaines personnes, le moteur rugit, mais le mien semble toujours malade. Je déteste l’odeur de l’essence brûlée. Vous allez me dire : je suis sur l’autoroute. Mais, ça n’a malheureusement rien à voir. Ma voiture, âgée d’à peine vingt-cinq ans, est un fantasme d’antiquaire. Elle n’a pas son pareil pour enfumer passager et conducteur.

Arrivée sur les lieux. Je m’arrête, percute l’arrière d’une voiture de police. Excuse rapide en passant la tête par la fenêtre. Je recule. Prévisible : j’ai rencontré le pare-choc de la voiture de derrière. Le mien en profite lâchement pour tomber par terre avec fracas.
J’ouvre ma portière dans une quinte de toux. Malgré les fenêtres grandes ouvertes, les gaz d’échappement m’irritent les poumons. En sortant, je trébuche sur une pièce métallique de la carrosserie. Je me suis toujours demandé ce qu’elle faisait là, à part contrarier toute tentative élégante de sortie. Je m’étale lamentablement. Dur de se relever. Je dépoussière mon manteau, informe, grisâtre et exagérément long. Il fait avec mon pantalon, deux tailles trop grand, un magnifique ensemble.

J’aperçois le corps. J’aurais pu le penser endormi. Sans le couteau négligemment oublié dans son dos peut-être… Pas de sang. Ma sœur, près du cadavre, me regarde catastrophée. Je lui fais mon sourire « désolé, j’ai pas fait exprès ». Elle se pince l’arête du nez dans un geste signifiant « Mais pourquoi moi ? ».
Pas très loin du cadavre, à l’intérieur du périmètre, un fourgon blanc, taille, panier à salade.
J’enjambe le cadavre, en boitillant. Du coup je manque de faire tomber l’officier ayant écopé du traçage de contour. Il me reconnaît, grogne, retourne à sa besogne.

Le camion. Encastré dans la barrière de sécurité. Complètement défoncé. Portières ouvertes. En passant la tête je renifle. J’aurais pas dû. Ca sent pas vraiment le parfum. Une odeur de camion ? Non, y a autre chose. Mais ni de la pomme, ni de la betterave… A droite, au pied du siège conducteur, une petite pelle de chantier, sur le plancher. Je grimpe et m’appuie sur le siège passager. J’aurais pas dû. Ca glisse. Cette substance visqueuse. Hémoglobine ? Je regarde, un peu tard pour ma main. C’est peu engageant en fait. Je m’apprête à m’essuyer sur ma veste, réprimant un léger haut-le cœur. Je ressors pour respirer, la main droite en l’air. Mon presque beau-frère approche. J’adore son petit sourire crispé. Je le jure, j’ai pas fait exprès de lui serrer la main. Tiens, il devient tout pale, là. Sa paume…un peu comme la mienne maintenant. Sauve qui peut. Je ne tiens pas à me faire gerber dessus… Il m’arrache ses doigts et les regarde d’un air dégouté. Toujours souriant, je pose ma main droite sur son épaule, laissant une jolie trace gluante. On dirait bien du vomi. Du vieux vomi. Je profite de sa surprise horrifiée pour bien m’essuyer sur son pardessus tout neuf et me dirige vers ma sœur.

« Il y a du vomi dans le camion. Faudra voir s’il appartient à la victime. Empreintes ?
- Non. » Ça a le mérite d’être clair.
« Soupçons ?
- Non plus.
- Rien du tout ? On part du néant ?
- Oui.
- Cool. »

Je jette quelques regards alentour, à la recherche d’informations. Le cadavre n’a pas bougé. Etonnant, non ? Toujours couché sur le coté droit, genoux repliés. Il porte une écharpe rouge sombre. Etrange, on est plus en hiver, si ? Enfin, je ne sais même pas quel jour on est. Toujours est-il qu’il ne fait pas si froid… Intrigant cette écharpe, rouge en plus ! Pas discret.
Il semble que personne n’ait encore touché ou examiné le corps. Ma sœur me laisse souvent ouvrir le bal. Pas très règlementaire mais bon…

J’écarte l’écharpe. Amusant, j’aurais parié que ça cachait quelque chose. J’aperçois une blessure rouge et circulaire à la base du cou. A l’intérieur, un éclat lumineux… Le type qui faisait mumuse avec sa craie est parti. J’observe.
Avec une paire de pincettes sorties de ma poche, j’extraie soigneusement… Une balle ? Calibre trente six. Trace de poudre près de la blessure ; tiré à bout portant. Je sors une pochette plastique. Je confie à grande sœur la première pièce à conviction. « Cadeau pour la balistique. Je file voir les autres corps. »
Elle me regarde les yeux écarquillés. Je suis incapable de retrouver quoi que ce soit en temps normal. Pourtant, quand il s’agit d’indices, j’ai une sorte d’instinct… Les énigmes et la traque aux assassins, ça m’éclate.

Je pivote et me dirige vers ma voiture en ruine. La portière se ferme en grinçant. Manteau coinçé. Merdre. Je l’ouvre à nouveau, en poussant violemment. Remet mon imper en place et claque la porte. Oups ? J’ai failli assommer un inspecteur au passage. Raté. Je m’excuse quand même, et démarre dans un crachotement pathétique. Je manœuvre presque habilement pour me sortir de là et contourne la scène de crime. Ma voiture cherche le centre ville. J’ai deux autres morts à faire parler… Je me repasse mentalement les dossiers. Est-ce que j’ai pris un plan ? Je fouille dans la boîte à gants. J’aurais pas dû. Je manque d’emboutir un panneau publicitaire. Qu’est-ce qu’il fait là ! Je redresse un peu sec et bang… un motard par terre. Sacré choc. Ah, il se relève ? Dur au mal le bonhomme. Il boite et tente de remonter en selle. Bizarre, cette précipitation. Il tombe de nouveau et un objet s’échappe de la poche de son blouson… Ca m’intrigue... Je sors de ma voiture.
Là. Ca brille, c’est plutôt sombre. Je suis à côté en un temps record. Un flingue..! J’en étais sûr. Je me retourne lentement. Mon calibre 47 custom a presque sauté dans ma paume. Je suis déjà derrière lui, mon canon enfoncé dans sa nuque. Dans mon autre main, son arme…
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MessagePosté le: Jeu 18 Fév - 21:04 (2010)    Sujet du message: Nouvelle Noire. Répondre en citant

« Désolé pour votre moto, mais si le petit joujou en ferraille que je viens de trouver par terre est à vous, moi, j’en ai un, capable de faire autre chose que des chatouilles. Pointé sur votre nuque. Avec un plein chargeur de balles explosives modifiées : un tir ferait donc voler votre petit crâne à vingt mètres de distance. Alors si j’étais dans vos bottes, je n’aurais pas, mais vraiment pas, envie de me déplaire. Vous le savez peut-être, mais on reste conscient deux minutes après avoir été décapité. »

L’homme se relève difficilement, et tente désespérément de placer un coup de talon dans mon entrejambe. Seulement, je ne suis déjà plus là… Face à lui, j’ai le visage à moins de quinze centimètres du sien, le canon de mon arme collé sous sa gorge. « T’as presque bien joué, mais c’est raté. Alors on change les règles, on applique les miennes, et tu t’assieds bien tranquillement. »

Voilà. Gentil, le biker. Ou le biquet. Ca dépend de l’accent choisi. Je sais pas qui c’est ce type et ce qu’il a sur la conscience, mais j’ai enfin trouvé une utilité à la publicité. Merci le panneau.
Toujours le pistolet braqué sur sa pomme d’Adam, je m’éloigne lentement. Je sors un antique et volumineux téléphone portable. Je compose laborieusement, d’une seule main, le numéro de ma sœur.

« T’appelles pour quoi ? Besoin d’une dépanneuse ?
- Non. En fait, je crois que j’ai attrapé une coïncidence. Une coïncidence mâle, armée d’un calibre trente six et très pressée de fuir. Fuir vers où, pas idée, mais elle allait d’un point à un autre - le plus vite possible. Alors là, on a le choix. Soit tu viens le chercher, et tu l’emmènes au commissariat en disant « c’est Mister-mon-fiancé qui l’a attrapé » - ils ne seront pas étonnés, ça sera seulement son troisième coup de génie cette quinzaine - soit tu me le laisses et vous le retrouverez, une tétine dans la bouche, buvant du thé au jasmin et converti au macramé.
- Bouge pas, j’arrive.
- C’est sympa, le macramé, pourtant ? » Seule me répond la petite sonnerie de fin d’appel.

Ma sœur préfère, quand je ne reste pas trop longtemps avec ses criminels. En fait, si je les garde ils deviennent inutilisables. De l’improbabilité à forte dose, ça vous détruit un homme…même deux s’il est accompagné. Ouais, là je crois que ça mérite quelques précisions. Depuis ma naissance, aucune journée ne s’est déroulée normalement. Les lois des probabilités fonctionnent à l’envers avec moi. Imaginez qu’il peut m’arriver strictement n’importe quoi, en bien comme en pas bien, et moins c’est probable plus ça risque de me tomber dessus. Imprévisibilité totale.

Le vrombissement du fourgon de police s’éloigne. Plus besoin de faire la nurse. Ca tombe à pic, je commençais à avoir mal au bras. Tenir un type en joue vingt minutes… Ca finit par être long. Ils ont également embarqué la camelote ; ça serait comique si cette arme avait servi sur notre premier homme.

Je saute dans mon tas de ferraille. Ma carcasse roulante ne dépasse peut-être pas le quatre vingt, Mais au moins, j’en ai une.

Une petite ruelle. Sombre. Les lampadaires devraient rester allumés en permanence, dans ce genre d’endroit.
Ce matin, il faisait beau. C’est une constatation. Et c’est terminé. Une pluie battante s’abat désormais. Heureusement, j’ai une bouilloire dans ma voiture. Si je parviens à retrouver mes sachets de thé… Voyons. Menthe, ça ira très bien. Un homme passe. Je le regarde distraitement. Il n’a pas l’air pressé. Mais il est tendu. Ca se reconnaît aux épaules… Un téléphone sonne. Je compte le nombre de fois où la mélodie se répète. Pourquoi personne ne répond ? La bouilloire siffle. Dans un demi-sommeil, je comprends que c’est mon « mobile ». Décrocher.

« Devine ce qu’on a trouvé en analysant ta balle ? » Madame la Commissaire. Quelle surprise.
« Quand sommes-nous ?
- Une heure du matin. Genre : la nuit.
- D’accord. C’est important de savoir si je dois dire hier ou aujourd’hui. J’ai fait journée non stop hier. Suis mort de fatigue aujourd’hui et c’est pas fini…
- Désolée. Les empreintes balistiques collent parfaitement avec l’arme du type que tu as renversé ! Le légiste bosse sur les rapports d’autopsie. Je te les enverrai par mail.»
Trop facile. Cousu de fil blanc. Le matin, j’observe une scène du crime. Un type poignardé dans le dos ; pas de sang, et il serait mort d’hémorragie ? Je déniche une balle dans son cou et hop, un mec armé se retrouve sur ma route. Et bingo, son arme est bien celle du crime ! Le couteau était là pour masquer le coup de feu…Logique ! Les flics que je connais pensent comme ça. Toujours.
Et moi…

« Vous n’avez pas eu le temps d’examiner le couteau ?
- Pourquoi ? On tient le criminel ! Une chance que tu l’aies renversé, non ? » Ma sœur n’a pas ma tournure d’esprit.
« Non. Sûrement une diversion déguisée en coïncidence. Les deux autres cadavres que j’ai visités aujourd’hui ont étés éliminés de façons plus subtiles que celle là… La ficelle est énorme. Ecoute, sur le couteau, je parie que tu trouveras l’ADN d’un autre type que celui que j’ai renversé, mais aucune empreinte.
- D’accord. On fait le test. Puis on fera une descente chez ce nouveau suspect et on le met en garde à vue. » On est vraiment pas fait pareils.
« Non. Ce mec n’aura rien à voir là dedans. Vous ne faites que les tests, histoire de confirmer mon intuition. Au fait, je t’ai envoyé un mail privé y a cinq heures. Avec les clichés des deux autres meurtres. Un inspecteur différent était sur chaque coup. Ils n’ont rien trouvé au sujet d’éventuels suspects, mais j’ai plein d’infos sur les victimes et je pense que les trois crimes sont liés. Vous passez les clichés au peigne fin et tu planches sur mes infos. Si vous n’arrivez pas à en tirer quelque chose, c’est pas grave, je vous expliquerai plus tard… Je suis en planque. »
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MessagePosté le: Jeu 18 Fév - 21:05 (2010)    Sujet du message: Nouvelle Noire. Répondre en citant

Je raccroche, range le téléphone. Un mec sort de la petite maison, devant moi. Tiens, c’est pas la bonne baraque. Merdre, trois heures pour rien… Même si ça m’a permis de réfléchir et d’un peu débrouiller le problème. C’est long et ça caille. J’enfile mes gants.…
Le mec fait quelques pas en jetant des regards alentour. Bien louche le gonze. Il plie une grande enveloppe qu’il glisse à l’arrière de son pantalon. Sous sa veste. Ces airs de conspirateurs ! Quel abruti ! Il fait tout pour donner l’impression de pas vouloir être suivi.
Le coin de la rue. Il tourne.
J’en ai ma claque de poireauter, je tente le coup, tant pis.
Je sors discrètement. Doucement. Doucement… Déjà le bout de la ruelle. Stop. Il est là, sous la pluie battante, à cinquante mètres, la tête rentrée dans les épaules.. Je le suis. De zone d’ombre en zone d’ombre. Trois ou quatre cent mètres. Il approche d’un bâtiment, vérifie que sa lettre est toujours là.

Je me racle la gorge.
« Dis bonjour à Aldébaran. » Aldébaran, c’est mon flingue. Celui de tout à l’heure. Et le mec est en train de loucher sur le gouffre noir de son canon. J’ai l’air ravi. Lui non plus. Je crois que mes canines pointues ne sont pas vraiment engageantes… Il est fait comme un rat. Non ! Comme une souris…

Le gars essaye de fuir. Mauvaise idée. Déjà rattrapé, déjà devancé. Je lance une frappe circulaire à ras du sol ; il s’effondre. Je vais chercher la lettre tombée par terre et la glisse sous mon manteau. En haut, bien au chaud, près du cœur. On va déjà éviter de la rendre illisible… Je me tourne vers mon nouvel ami, le menaçant de mon arme.

« T’allais donner ça à qui ?
- Tu crois vraiment que je vais te le dire, connard ? »

D’accord. Sujet non coopératif.

« J’ai une question. Une seule. Et il n’y a qu’une bonne réponse à celle-ci. T’as pas de joker, t’as pas de « je passe » et t’as trente secondes pour réfléchir. Vous préférez : réponse a, être découpé en petit morceau très lentement et servir de nourriture à mon chat ; réponse b, subir une mort lente et extrêmement douloureuse en passant sous un rouleau compresseur réglé à un tour par vingt-quatre heures, en commençant par les pieds ; réponse c…
- Il y a une autre solution que « mourir » ?
- Tu peux aussi juste me dire où t’allais. »
Ca sert à ça, l’imagination. A persuader les gens que c’est mieux de ne pas agacer un cinglé psychopathe bien armé et très imaginatif. C’est de la charité, somme toute.

« J’allais donner ces papiers à celui qu’a acheté l’immeuble. Ce malade garde les rideaux fermés tout le temps et évite de sortir. Laissez-moi partir, maintenant, s’il vous plait ? » Il a dit ça d’une toute petite voix, en parlant très vite. Ca me ferait presque de la peine. Mais, j’ai besoin de lui au commissariat. Comme témoin…?
« Ah ? J’ai dit que je te laisserais te casser tranquillement ? Sûr ? Crois pas, moi… Et, je pense que tu tiens pas à boiter toute ta vie, pas vrai ? Tu sais ce que ça fait, une balle dans le genou, non ? » Pour avoir la paix, j’emploie judicieusement la crosse d’Aldébaran pour lui faire voir quelques étoiles. La bosse ne sera pas trop grosse, va.
Je regarde la porte vitrée. Merdre. Faut un code. Remerdre, plus possible de lui demander. Pas besoin, note… Je sors une autre arme, calibre cinquante deux. Son petit nom, c’est Bételgeuse. Plus lourd, plus gros. Et c’est de ma conception ! Le tir atomise la serrure électronique. Trois balles dans la vitre en bonus. Ca n’a pas suffit ? Je parachève mon œuvre d’un énergique coup de talon. La porte explose en petits éclats de verre. Je jette un œil vers mon facteur endormi. C’est quoi ce truc dur et froid qui me fait mal à la nuque ?

« Si tu tiens à ta vie de merde, tu te retournes, tu me suis et tu fais pas chier. »
Pour une fois que c’est pas moi qui dis ce genre de truc. Faut que je sois menacé par une arme à feu. Je pivote lentement et me retrouve nez à torse avec un type brun, deux fois plus épais que moi. Pas cool. Je lève les yeux. « Elle est pas belle, la bubasse que t’as sur le nez. »

Aïe. Il m’a fait mal, ce con. Avec son poing. C’est dur. Un coup de poing, je veux dire. Enfin, à ce niveau là, ça tient plus du marteau-pilon. Ou de la batte de baseball…

Etat des lieux.
Je suis à quatre mètres du sol. Et à trois mètres de la surface de l’eau. Donc mes bottes, sont à un mètre - maximum - des dents des piranhas. C’est sympa cet aquarium. Méchamment décoratif, surtout vu d’en haut. J’ai dû louper un épisode.

« Ils sont mal nourris, vos poissons. Vu comment ils s’évertuent à…
- Vous avez déjà vu un piranha manger du yaourt ? »

Le type me regarde. Il est chauve. Pas très grand, à peine plus que moi, l’œil torve. Encadré par deux mastards… dont un a un gros bouton sur le nez. Il se le gratte d’ailleurs furieusement en me fixant. D’un regard noir. Derrière des lunettes de soleil ?

« Vous leur avez vraiment donné du yaourt ? » Le type ne m’écoute pas. Il fixe mon imper.

« Quel est l’abruti, parmi vous trois, qui a oublié de lui enlever son putain de manteau ? Et en plus vous lui avez même pas attaché les jambes. Je parie que vous êtes assez cons pour pas l’avoir fouillé !
- Mais patron, on l’a saucissonné sans savoir qu’il avait récupéré la lettre. On pensait que vous vouliez juste l’interroger ? »
Pas très malins, les gardes du corps.
Ah, je n’avais pas remarqué. Le livreur de lettre est là aussi ; il est resté trop longtemps au pays des songes pour les prévenir que l’enveloppe, il l’avait plus.
Euh ! Je rêve, ou y a deux piranhas en train de bouffer ma botte ? Mais ça saute haut, ces saloperies. Je m’agite pour qu’ils aillent voir ailleurs. Eh, c’est quoi ce plan ? Mon écart avec les charmantes bestioles s’est réduit de dix bons centimètres ! Les futurs sushis partent s’écraser sur la figure d’un des deux gardes. Ils cherchent immédiatement un endroit où planter leurs dents. L’un trouve le magnifique furoncle. Pauvre bête. L’autre chope une oreille au passage.

« Au moins, elle est percée, maintenant, cette vilaine pustule. »

Le type est en train de hurler. Il part se cogner la tête contre le mur pour écraser les poissons. Si je n’étais pas en situation critique, je crois que je tiendrais le compte des neurones qu’il perd. Quarante cinq mille, soixante cinq mille, cent douze mille…

« Vous êtes vraiment deux parfaits abrutis. Prenez-lui son manteau !
- Pourquoi t’utilises pas tes mains ?
- Je suis trop petit, imbécile ! » Je jette un regard sombre au chauve.
« C’est pas à toi que je parlais. »

Le plus grand des deux gardes s’avance vers une manivelle et fait jouer une poulie, pour me faire remonter.
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MessagePosté le: Jeu 18 Fév - 21:05 (2010)    Sujet du message: Nouvelle Noire. Répondre en citant

Non ? Descendre ?
Je descends !
« Vous êtes certain que vous voulez me faire aller vers le bas ? » Il continue de tourner, et s’approche de moi. Il a mon manteau à portée de bras, et mes bottes sont a portée de mâchoire. Alors qu’il s’avance, je lui envoie un coup de pied magistral dans le museau. Quinze centimètres en moins. Il s’étale. Avachi, la bave aux lèvres, complètement assommé.

Les petites bêtes s’agitent, et s’énervent, et sautent, et s’agrippent à mes fringues. Plus que quarante centimètres avant de toucher l’eau… Peut-être serait-il temps d’essayer de se barrer ?

Le bas de mon manteau est complètement déchiqueté. Mon pantalon, elles s’y attaquent… Il est trop grand mais quand même. Je recommence à me balancer et perds un peu de hauteur à chaque mouvement. Le chauve à attrapé la manivelle ! Il tourne bien plus vite que son molosse. Je suis en train de descendre à une vitesse… Vertigineuse, eu égard au comité d’accueil. J’ai des poiscailles partout ! Mes talons percutent le bord de l’aquarium. Je pousse violement. Le cinglé tente maintenant de me remonter. Complètement affolé. On dirait que ça veut bien bouger, là-dessous. Je crois que c’est sa forme, son problème… Il est bien plus haut que large ! On continue. C’est bon, ça bascule ! Les piranhas vont prendre un bol d’air. Toute cette flotte, dommage pour le tapis.
Je regarde mon hôte en souriant. Clin d’œil ! Tétanisé, son visage est agité de tics nerveux. Il m’observe, dubitatif. Sans rien tenter.

En me démenant, je reprends pied sur l’aquarium couché par terre. D’un geste désinvolte, je lève ma botte droite, saisi le petit poignard qui s’y cache. Je tranche mes liens le plus calmement possible. C’est pas aussi facile que ça en a l’air. Enfin…Retrouvailles joyeuses avec Aldébaran et Bételgeuse, les doigts sur leurs détentes, soulagé. Ces sombres crétins ne m’avaient même pas désarmé ! Merci les gars.
J’ai bien failli y rester… De quelques tirs, je désintègre les piranhas survivants qui s’accrochaient à ce qui reste de mon manteau. Même si je suis couvert d’égratignures au niveau des jambes et que mes vêtements sont dans un sale état, je suis entier. Ils m’ont laissé des traces de dents ! Quelques unes au niveau de mon amour propre. Mais c’est superficiel. Quand le vois l’oreille du type, je dis : merci les fringues trop grandes. Et merci les gants ! Un piranha s’agite encore. Je l’écrase d’un vigoureux coup de talon. Basse vengeance. Peut-être, mais qu’est-ce que ça fait du bien !

Les gardes du corps sont un peu mal en point. Je les soigne. Un petit coup de crosse à celui qui gisait groggy après le séminaire mâchoire-botte. L’autre s’est presque défoncé le crâne contre le mur. C’est ma tournée, cadeau pour lui aussi. Je ferme la porte et m’y adosse en soufflant. Le chauve n’a pas bougé. Toujours cramponné à sa manivelle. Quant au « facteur », il se terre dans un coin, totalement terrorisé.

« Approchez, n’ayez pas peur. On va discuter tranquillement. » Aucun des deux ne réagit. Je vais pas les bouffer, moi. Je les garde en joue.

« Vous tenez vraiment à ce que je vienne vous chercher par la peau du cou ? » Ils s’approchent lentement. J’indique le sol d’un signe de tête. Je m’assieds en tailleur, pas trop près. Gardons les hercules assommés dans notre ligne de mire.
On va peut-être pouvoir causer. Après tout, je fais bien parler les morts, alors pourquoi pas les vivants…? « Tu vas confirmer en premier mes conclusions. Mais d’abord… » Je sors l’enveloppe de mon manteau. Dedans, deux feuilles couvertes d’une écriture un peu tremblotante. Je lis.
C’est la dernière pièce du puzzle. Parfait.

« Dis-moi, Léopold, y a moyen de téléphoner, ici ? »
Burnington, puisque c’est son nom, sort de sa poche un petit portable. Je range Bételgeuse, m’avance vers lui et attrape le mobile. Alors que je compose le numéro, j’entends mon hôte beugler trois mots mal articulés. Je jette un œil. Il me menace d’un tout petit pistolet sorti d’on ne sait où. Détonation. J’esquive, sa balle ricoche sur le chambranle métallique de la porte. Elle rebondit contre un vase en bronze, un grand miroir et vient trancher la corde du lustre se trouvant juste au dessus de lui. Et voilà, quand je vous parlais de ma relation avec les probabilités.
Burnington finit entouré de trois anneaux dorés parsemés d’ampoules en forme de flammes. Il semble mal en point mais j’ai envie de me faire plaisir. Je lui envoie un grand coup de botte dans la mâchoire. La corde du lustre s’avère bien pratique ; je le ligote avec soin et récupère le pistolet. Une veine, ça tire qu’un seul coup ces petites bêtes-là. Je fais signe au grand échalas terrorisé de s’approcher. Autre saucissonnage en règle.
Je termine de composer le numéro de ma sœur.

« Allo ?
- Alice. Tu me diras plus tard si les photos que je vous ai envoyées vous ont inspirés. Pour l’instant, tu viens avec un fourgon. Prends quelques hommes en renfort. Enfin, si tu préfères n’emmener que ton cher et tendre, pour qu’il n’y ait pas de témoin… Douze avenue Hugo Borchard. Suivez les bouts de verre. Dépêchez-vous, y a du beau monde » Rien à dire de plus.
Long ce quart d’heure. Je reconstruis l’histoire en regardant distraitement dormir les deux costauds. Je me lève, ankylosé, me retourne et marche vers la porte d’un pas tranquille.
Un mouvement derrière. Un garde du corps a bougé… Il croit que je ne l’ai pas remarqué ? J’amorce un retournement acrobatique… Et… ma botte s’emmêle dans mon manteau déchiqueté. Je m’écrase au sol… Heureusement que j’ai pris leurs flingues à ces deux clowns ! Il me saute dessus. Trop lent. Je passe entre ses jambes, non sans soigner ses parties au passage.

La porte s’ouvre à la volée.
La collision entre mon coude et le crâne du mec achève de l’envoyer au tapis. Dans le même mouvement, j’ai saisi mes armes. Je tiens de nouveau en joue les deux prisonniers et l’autre mastard étendu à mes pieds. Le quatrième lascar dort toujours du sommeil du juste. Tiens il a l’air de s’agiter.
Entrent alors ma sœur et son presque fiancé… Ce dernier a l’air hagard. Je ne me rappelle pas l’avoir connu avec une autre tête. Si ?

« Vous en avez mis, du temps. Dépêchons-nous de prendre la livraison. J’ai toutes les cartes en main. » Ils me regardent avec des yeux comme des soucoupes.

Je traîne Léopold sur le sol. Il est plus lourd qu’il n’y paraît, ce con. J’arrive à le faire rouler sur le plancher du panier à salade. Le « facteur » est dans l’expectative, je lui indique le fourgon en lui tenant obligeamment la porte. Il rentre sans protester, Bételgeuse pointé sur ses noix. Quand je remonte, le héros national surveille toujours les deux mastards, sous les yeux attendris de ma frangine. La victime de ma botte est sortie des bras de Morphée. C’est bon ça, il va pouvoir porter son petit camarade. Notez, je préfère ça. Parce qu’à nous trois, la frangine, son haricot de copain et moi - quand même un peu fatigué - la galère, je la voyais sérieuse. Pensez, deux baraques d’un mètre quatre vingt quinze…

Le commissariat, ma sœur, son bureau et une bonne tasse de thé. Je commençais à être en manque. Voilà ce que devrait être la vie. Excepté le quasi beau-frère. Bon, c’est lui qui s’occupe de l’affaire à la base. Alors…
Pas dormi depuis vingt-quatre heures. Suis gravement au radar, là. Mais mon lit n’est pas loin. Un petit discours et repos du guerrier.

Je prends quand même le temps de ménager mes effets. Je sens mon auditoire en haleine. Je dispose lentement les pièces à conviction sur la table. Munition, couteau, arme, papiers des victimes, lettre, clichés des cadavres. J’y ajoute des photos prises par votre serviteur ainsi que des objets découverts sur les victimes et à leur domicile.
On a mis les colosses en cellule. Restent présents Léopold Burnington, citoyen de notre bonne ville et son commissionnaire.
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MessagePosté le: Jeu 18 Fév - 21:06 (2010)    Sujet du message: Nouvelle Noire. Répondre en citant

« Bien. Commençons. Peut être le premier meurtre vous a-t-il d’abord semblé simplissime. Le poignard, évident. Une balle, ça se corse. Deux probables meurtriers tout désignés. Tous deux innocents… du meurtre en tout cas. L’un d’eux, un étudiant vaguement motard auquel on a promis le pactole s’il transportait pendant quelques jours dans ses trajets quotidiens un certain flingue. L’autre type, choisit au hasard dans le voisinage de la victime. Un sportif. On lui prête un mouchoir pour s’essuyer le front. On synthétise l’ADN - un gosse de cinq ans en serait capable - on badigeonne alors le manche du poignard. Mais aucune des deux armes n’a causé la mort du type…
- Tu crois que ça n’a pas suffit à l’achever ? » Demande le cher et tendre. Mais quel crétin, ce mec. Comment a-t-il pu entrer dans la police autrement qu’en étant pistonné par ma sœur, je vous le demande. Pincement de l’arrête du nez. Respiration lente. Une gorgée de thé brûlant.
Ma sœur l’aime et j’aime ma sœur. Allez.

« Bien sûr que ça aurait suffit à le tuer. Mais il était mort avant. Empoisonné dans le camion. Agonie sous surveillance et sans doute interrogatoire musclé. Quel poison ? Je sais pas encore, mais un qui rend malade. D’où, vomi sur le siège passager, puis sur la veste de… Euh, machin, là. Alice, tu as sans doute reçu les rapports d’autopsie ? On pourra vérifier. Ensuite, on le laisse macérer une journée. On lui tire une balle dans la nuque et pour faire bonne mesure on lui plante un couteau dans le dos. Fallait pas qu’on pense au poison tout de suite ! Pas de sang, donc. Après ça promenade de santé dans le joli camion. Arrivé sur l’autoroute, on coince une pelle entre le siège et l’accélérateur, on bloque le volant et on saute de la bête lancée à pleine vitesse. Miracle : un virage à gauche pas loin. Merci la barrière de sécurité. Ejection du passager. Voilà pour Karl Horsfeldt.
D’après les informations que j’ai réunies, il était en ville à cause d’une grosse affaire de drogue. Il avait loué un petit pavillon discret à un quart d’heure d’ici, dans un quartier douteux. Je suis resté planqué devant, au moins trois heures, hier soir. Le coupable de cette mise en scène macabre? Probablement Allan Danlaw, notre second cadavre, trouvé hier à l’aube dans une ruelle glauque, par une prostituée matinale. Au passage. Danlaw avait déclaré il y a trois jours qu’on lui avait volé un fourgon. Ce même fourgon dans lequel Horsfeldt a vécu ses derniers instants. Quel esprit d’à propos !
Notez sur les photos de Danlaw : une bosse à l’avant du crâne, les pupilles dilatées, un bel hématome sur l’avant-bras droit - piqûre récente ? Chaussures maculées d’une boue rouge très collante. Le mobile du crime apparaîtra de lui-même quand vous aurez entendu la suite. Venu dans le coin officiellement pour voyage d’affaire. Officieusement, la raison se trouve sur la table. »

Regard intrigué, angoissé, de monsieur l’Inspecteur…
Soupir. Ma sœur l’aime et j’aime ma sœur. Reprenons.

« Comme je vois dans tes yeux que tu l’as deviné, oui, il voulait se procurer cette lettre. Rien moins que les dernières volontés de son grand-père. De leur grand-père à tous les quatre, les trois morts et Burnington ici présent. Tous ont dû être contactés par un certain Redmington. Ce dernier devait les informer du contenu de ce document. Malheureusement pour eux, le grand-père était aussi cinglé qu’il était riche. Mais laissons parler l’aïeul. C’est lui, la cause de cette tuerie »

Je finis ma tasse et m’en sert une autre. Avec deux sucres, merci.
Dernière ligne droite.

« Ceci est mon testament. Mais aussi ma confession.
Je, soussigné, Carol Andrew Stelhart, né le10 janvier 1905, déclare avoir eu quatre petits-fils nés d’enfants non reconnus, issus chacun d’une mère différente. Ils ne me connaissaient pas comme leur grand-père. Je n’ai que très peu fréquenté mes enfants mais j’ai suivi de loin leur parcours, tristement honnête. Etant donné la nature de ma fortune qui ne s’embarrasse d’aucune loi, il m’était impossible d’envisager l’un d’entre eux comme mon successeur.
Lorsque mes petits-fils sont devenus adultes, j’ai constaté avec intérêt que leur vie se construisait autour de pratiques illégales.
J’ai connu les luttes fratricides du grand banditisme qui se soldaient souvent par la dissolution des empires financiers construits. Parfois, quelques incarcérations mal venues étaient le résultat de ces combats internes.
Il m’est donc impossible d’envisager répartir ma fortune entre mes descendants.
Ce testament ne doit en aucun cas passer chez un notaire. J’ai donc chargé mon fidèle garde du corps Redmington d’en transmettre le contenu aux intéressés.
Il n’y aura qu’un seul exemplaire de ce document. Il servira d’acte officiel de succession auprès de mes partenaires dans le milieu du crime. Mes quatre petits-fils seront prévenus simultanément de son existence et de son contenu.
Le plus vieux est Karl Horsfeldt, il a aujourd’hui 41 ans.
Le second s’appelle Allan Danlaw. Anglais, âgé à ce jour de 38 ans.
Le troisième a reçu le nom d’Eric Lendfield. Il a 37 ans.
Le dernier est Léopold Burnington. J’ignore son âge exact mais c’est le plus jeune.
Les états civils précis et les dernières adresses connues figurent en annexe de ce document.

La totalité de ma fortune ira au détenteur de la présente. Il devra conserver l’équipe de Redmington au complet et aux conditions actuelles. Karl Horsfeldt recevra la lettre et me succédera. A sa mort, quelle qu’en soit la cause, il devra transmettre la succession, non à ses éventuels descendants, mais au plus âgé de ses trois cousins encore vivant. Et ainsi de suite jusqu’à Burnington.
Si ces petits bâtards ne s’entretuent pas et partagent l’héritage entre eux, Redmington, mon exécuteur testamentaire, devra les éliminer par tous les moyens et gérer lui-même ma fortune. Je sais que sa loyauté est indéfectible. Il n’attentera pas à la vie de mon éventuel successeur si ce dernier respecte ces conditions.
J’espère que mon héritier se montrera digne de moi et marchera dans mes pas. La lignée des Stelhart doit rester ce qu’elle à toujours été. Ni foi ni loi, mais riche. Riche… riche…
Rédigé par moi-même, Carol Andrew Stelhart, le 18 mars 2001, sain de corps et d’esprit, en ma demeure de Carson City. Paix à mon âme »

« Sain d’esprit ! A enfermer, plutôt.

- C’est donc une guerre de succession.» Alice semble avoir compris…

« Sûr. Ils se sont entretués et notre ami ici présent n’est pas vraiment monsieur Propre. Vu ce qu’il a essayé de me faire.
Karl avait donc hérité de la lettre. Ne me demandez pas pourquoi cet idiot est venu se jeter dans la gueule du loup en se rapprochant de ses gentils cousins. Je donne ma langue au chat. En tout cas, sa visite de courtoisie a tourné au vinaigre. Chronologiquement c’est le premier mort, dixit le légiste. Tué par l’un des trois autres, ce serait logique, vu la teneur du testament. Se croire invincible est toujours dangereux pour la santé.
Eric Lendfield et Allan Danlaw sont morts à peu près en même temps, environ un jour plus tard…Ce qui laisse la possibilité à Danlaw d’avoir tiré sur Horsfeldt et d’avoir planté le couteau. Par contre le coup du camion fou, sûr que c’est pas lui, en personne, du moins.
Danlaw a été déplacé. Il n’est pas mort dans cette ruelle. Lendfield a été retrouvé par sa femme de ménage, dans sa maison, salissant le tapis persan. Une balle dans la tête. J’ai relevé sur son agenda qu’il attendait deux visites : celle d’Allan puis celle de Burnington, dans cet ordre et pas le même jour. Au fait, on examine tes armes et celles de tes bodygards, Léopold. On va peut-être trouver notre bonheur, pas vrai ?
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MessagePosté le: Jeu 18 Fév - 21:06 (2010)    Sujet du message: Nouvelle Noire. Répondre en citant

Bon, au tour de Lendfield. Regardez ces photos. Observez cette petite branche avec des baies noires, qui dépasse de sa poche. C’est de la belladone. Il en avait plein son jardin. Une bonne petite décoction, bien concentrée, une intraveineuse et ça vous tue son homme proprement en…. lui dilatant les pupilles. Bingo. Je parie une boîte de Darjeeling qu’on trouvera de la belladone dans le sang d’Allan. Et puis, cette boue rouge qu’il avait sur les pieds, j’en ai maculé la moquette toute neuve de mon carrosse en partant de chez Lendfield. Y en a nulle part en ville de ce type de boue, alors…y a pas de doute, c’est Lendfield qu’a pris soin de Danlaw. Un bon coup sur la tête, une petite piqure. Pour ce qui est de….

- Attends petit frère, je consulte les rapports d’autopsie. Tu avais raison. On a trouvé. Pour Horsfeldt… injection d’antigel. Y en avait un bidon dans le camion. Si c’est Danlaw qu’a fait le coup, il avait le matériel sous la main. C’est pas possible un truc pareil ! Pour Allan, c’est bien de la belladone, à dose massive. Quelle famille de dingues ! Quand même, il reste des questions ! Lendfield aurait tué Allan. Ok ça tient. Mais vu qu’ils sont morts presqu’en même temps, ça lui était un peu difficile de déplacer le corps ? Et le camion avec Horsfeldt ! Qui l’a lancé sur l’autoroute ? C’est toi, Burnington ? Je te conseille de t’épancher, et vite. Tu connais la clémence des juges pour les aveux spontanés. Sans compter que tu t’évites quelques désagréments si je ne suis pas obligée de te faire bichonner par mes hommes.»

Pathétique ce Léopold. Et pour un possible patron d’empire du crime, totalement à la rue. Pas crédible pour un rond. Il se dégonfle vite fait et nous lâche tout. En vrac.
Oui, il a reçu l’appel de Redmington. Oui, il a aussitôt cherché à rencontrer son cousin Karl pour lui proposer une association : éliminer les deux autres et accessoirement Redmington. Il s’est aussi chargé de contacter Allan. Mais cette fois il lui a proposé d’éliminer Karl. Ca, il l’a pas dit à Karl !
Les deux sont arrivés en ville, il a été prévenu par mail. Problème, le jour où il doit rencontrer Karl, avant-hier matin précisément, pas moyen de le joindre. Maison fermée, téléphone muet, mails sans réponse. Bien sûr, il a recontacté Allan ! Il l’a trouvé très tendu, très énervé le cousin, il s’est fait raccrocher au nez. Non, il n’a pas pu le joindre de toute la journée, a fini par aller chez Lendfield. Un peu pour le tuer, un peu pour le faire parler. Oui, Allan était mort, sur le tapis du salon, Lendfield l’a rejoint un peu vite. Son idiot de garde du corps a tiré avant qu’il puisse poser une seule question. Non, aucun n’avait la lettre sur lui et toujours pas de nouvelle de Karl. Oui il a déplacé Allan. Pourquoi ? Ben, pour qu’on ne voie pas de lien entre les cadavres.

Ben voyons, on peut rêver !

Bien sûr, après il est rentré chez lui. C’est clair qu’Allan a dû s’énerver de pas avoir trouvé la lettre, ni sur Karl ni chez lui. La mort de Karl ? Il l’a apprise aux infos, le lendemain. Onze heures du soir, un coup de fil du voisin de Karl, il faut envoyer quelqu’un.

C’est le courageux facteur ! Reprends, va, Léopold…

Ben oui, Karl avait donné des ordres au cas où il mourrait. Non, le camion, là, il était au courant de rien, mais Allan a bien pu payer des hommes de main pour terminer le boulot. Le couteau et la balle ? Mais il en sait rien lui ! Il peut pas deviner ce qu’il y avait dans la tête de son tordu de cousin.

Le flot s’arrête brusquement et il se terre dans un mutisme bougon. Il se balance d’avant en arrière. Ca s’arrange pas…
Faut dire, jolie valse de dupes. Orchestrée de l’au-delà par un grand-père complètement barré. Au fait, faudrait quand même mettre la main sur ce Redmington. Un beau salopard ! Fidèle et obéissant, mais salopard quand même. Je m’en fous en réalité. Fatigué.
« Bon, frangine, c’est pas que je m’ennuie mais je crois bien que le plus gros est fait, non ? Le reste n’est plus de mon ressort…et puis je suis vraiment crevé. Ciao Bella et bonne journée. Dites pas merci surtout » Je m’en vais d’un pas trainant.

Enfin chez moi.
Mon dieu que j’ai sommeil…
Une bonne tasse de thé au jasmin avant…
Et… oh, sommeil. M’endors, m’affale le nez dans la tasse, face à mon ordi. Toujours allumé.
Tant pis.
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MessagePosté le: Mer 31 Mar - 16:08 (2010)    Sujet du message: Nouvelle Noire. Répondre en citant

J'ai tout lu et j'ai adoré,car il y a beaucoup de choses auquel on ne s'attend pas (comme le début de l'histoire avec le reste,n ne voit pas le perso comme ça au début^^Puis j'aime beaucoup l'histoire à la fin avec l'héritage c'est vraiment bien trouvé et ça s'enchaine bien,j'aime bien le perso principal (son caractère est vraiment spécial, j'aime bien)et puis c'est entraînant car tu fait des commentaires en même temps que tu la raconte et ça du coup ça rends le tout plus vif,y as pas mal d'action et un peu de marrant,bon quelque fois on s'embrouille un peu mais l'histoire en soit et tout et tou c'est super,du moins moi j'adore^^
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MessagePosté le: Mer 31 Mar - 16:15 (2010)    Sujet du message: Nouvelle Noire. Répondre en citant

Marchiiiiii ^.^
Je suis vraiment super content que ça te plaise ^^
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MessagePosté le: Mer 31 Mar - 16:45 (2010)    Sujet du message: Nouvelle Noire. Répondre en citant

C'est génial, j'aime *w*
Surtout le narrateur, j'adore son style /SBAM/
Ya de l'action et de l'humour (parfois noir, mais j'aime aussi =3)on ne s'endort pas quand on le lit ^^ C'est ce que j'aime quand je lis ^^
(tu as une fan =D)
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[merci pour tout les cadeaux que vous m'aviez passés, ^^]


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 00:46 (2018)    Sujet du message: Nouvelle Noire.

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